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22.11.2006
Du respect pour ceux qui se battent pour la liberté du Liban
Voilà ce que nous entendons tous régulièrement : « La France est à la dérive ». « Les hommes politiques sont tous pourris ». « Nos institutions sont à jeter à la poubelle ». Oui mais voilà, nous vivons en démocratie. Et il faut lire la longue liste des assassinats politiques au Liban depuis 1975 pour mesurer toute notre chance. Cela incline à un peu de modération dans notre appréciation de l’état de la France ... Et cela incite à beaucoup de respect pour ceux qui, comme Pierre Gémayel, se battaient, et se battent encore là-bas, pour la liberté du Liban. Pierre avait 34 ans. Il était le digne héritier d’une famille devenue un symbole de la lutte pour l’indépendance du Liban.
Chronologie des assassinats politiques au Liban
Voici une brève chronologie des principaux assassinats politiques commis au Liban depuis 1975 :
• Février 1975 : Maarouf Saad, chef d’une organisation nassérienne à Saïda, est abattu lors d’une manifestation dans la ville. Son assassinat est l’un des détonateurs de la guerre civile qui éclate en avril.
• Mars 1977 : le leader druze Kamal Joumblatt est tué dans une embuscade dans son fief du Chouf, à Moukhtara.
• Juin 1978 : Tony Frangié, fils de l’ancien président Sleimane Frangié, est assassiné dans un raid contre son domicile à Ehden.
• Septembre 1982 : le président élu Béchir Gemayel est tué avant même son investiture dans l’explosion d’une bombe posée par un prosyrien. Son frère Amine devient président.
• Juin 1987 : le Premier ministre Rachid Karamé est tué par une bombe dissimulée dans un hélicoptère militaire qui survolait Halate. Karamé accomplissait son neuvième mandat à la tête du gouvernement en 37 ans de carrière publique.
• Mai 1989 : le mufti Hassan Khaled, chef spirituel de la communauté sunnite du Liban, périt dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth. L’explosion fait au total 22 morts et 80 blessés.
• Novembre 1989 : le président René Moawad est tué dans une puissante explosion à Beyrouth. Chrétien maronite soutenu par la Syrie, il avait été élu quelques jours plus tôt à la présidence.
• Octobre 1990 : un commando abat Dany Chamoun, président du PNL, en son domicile à Baabda.
• Janvier 2002 : meurtre d’Élie Hobeïka, ancien ministre et ancien responsable des FL.
• 14 février 2005 : l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri meurt dans un attentat à la voiture piégée visant son cortège à Beyrouth.
• 2 juin 2005 : le journaliste Samir Kassir, opposé à la tutelle syrienne, est tué à Beyrouth par l’explosion d’une bombe dans sa voiture.
• 21 juin 2005 : Georges Haoui, ancien chef du Parti communiste, également antisyrien, est tué par l’explosion d’une bombe dans sa voiture.
• 12 décembre 2005 : le député libanais Gebran Tuéni, directeur du journal an-Nahar, hostile à l’influence syrienne, trouve la mort dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth qui fait trois autres morts et une trentaine de blessés.
• 21 novembre 2006 : le ministre de l’Industrie, Pierre Gemayel, fils de l’ancien président Amine Gemayel, est tué dans une fusillade contre son convoi dans le quartier de Jdeidé.
Source : http://www.lorientlejour.com/
19:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blog, politique, sarkozy, liban, 2007, ump



Commentaires
Juin 1978 Béchir GEMAYEL confia alors à M. Samir Geagea la tâche de "régler" le contentieux, et, le 13 juin 1978, une force clandestine de commandos assassinait M. Toni Frangié, fils du Président, son épouse, sa fille âgée de deux ans et tous ceux qui travaillaient chez lui dans sa résidence à Ehden.
DONC QUANT TU DIT QUE LA FAMILLE GEMAYEL
une famille devenue un symbole de la lutte pour l’indépendance du Liban.
JE NE SAIS PLUS OU L'HISTOIRE NOUS EMMENE
Ecrit par : L H | 15.12.2006
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