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28.11.2007
Pour combien de temps ?
Evidemment, la mort des deux adolescents de Villiers-le-Bel est dramatique. Bien sûr, on ne peut que compatir à la douleur des familles. Mais rien dans cette affaire n’excuse la flambée de violence qui s’est emparée de ce quartier immédiatement après cet accident tragique. On aura tout entendu « meurtre », « accident provoqué », « délit de fuite », de la part des voyous –je n’ose pas dire des jeunes- vis-à-vis des policiers qui ont la chance de n’avoir pas subi le même sort que le commissaire de police, grièvement blessé pour avoir voulu calmer la situation.
On aura tout vu, tir à balles réelles, cocktails Molotov, vitrines pillées, commissariat et bibliothèque incendiés.
Peut-on encore se croire en République quand on vit dans ces quartiers ?
Les esprits chagrins ne pourront pas dire que c’est Nicolas Sarkozy qui a mis de l’huile sur le feu. Le Président de la République était en Chine, il ne sera de retour que ce mercredi et se rendra sur place aujourd’hui même. Les membres du Gouvernement ont eu des paroles dignes et responsables. François Fillon a expliqué aux policiers qu’ils étaient «les remparts de la République». Xavier Bertrand a fustigé « la violence (qui) n’enlèvera rien à la douleur des familles, elle empêchera de reconstruire dans ces banlieues ».
Et maintenant que faire ? En espérant que cette flambée de violence ne soit qu’un feu de paille, comment empêcher que demain, ou après-demain, deux autres jeunes, sans casque, sur une mini-moto interdite à la circulation se tuent après avoir brûlé la priorité à un véhicule, qu’il soit ou pas de police ? Comment empêcher qu’un jour, un policier, excédé de recevoir injures, quolibets, quand ce ne sont pas des boulons ou des tessons de verre, ne fasse usage de son arme ?
Comment mettre fin à cette violence, fruit du déracinement et du désœuvrement, qui gangrène ces cités où l’état de droit a de moins en moins sa place ?
Nous aurons certainement l’occasion d’en parler avec Fadela Amara que je reçois cette semaine au Plessis-Robinson. En espérant que d’ici-là, le feu se sera éteint… Pour combien de temps ?
08:41 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Villiers-le-bel, banlieues, accident
Commentaires
Cela fait 25 ans que le feu couve, mais le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle a jeté des bidons d'essence sur cette poudrière avec sa sémantique guerrière. Les jeunes des banlieues ont très bien compris qu'ils avaient été utilisés comme des appâts au bout du crochet électoral de Nicolas Sarkozy.
Tout ça pour racler 5% de voix au Front National. Et lorsque l'on sème la haine, on récolte la tempête...
Ecrit par : André | 28.11.2007
André votre commentaire est navrant et attristant notre président a raison d'être ferme et juste, ce n'est pas en courbant la tête face à des bandes de voyous de l'on règle les problèmes.
Le photograhe tué, assassiné, à Evreux pour avoir fait son métier, n'a pas déclenché une vague de violence guérrière de la part de ses amis ou proches, autre comportement de famille civilisée.
Tout n'est que pretexte dans des cités ou l'excuse et le laxisme des politiques depuis 25 ans n'ont fait qu'accroître la violence de certains "jeunes" voyous.
Il est temps de ne rien excuser.
Ecrit par : Malakoffiot | 28.11.2007
le commentaire d'andré est un copier coller d'une déclaration de mardi alarmiste et irresponsable d'azzouz begag qui règle ses comptes personnels avec sarkozy...
Ecrit par : pemezecministre | 29.11.2007
BIen sûr les violences des bandes à Villiers le Bel sont unjustifiables, que ce soit à l'égard des policiers ou de la population et des biens privés ou publics.
Le problème, c'est que la posture et la politique de N. Sarkozy, le tout répressif et la suppression de la police de proximité, c'est inefficace. Qu'on approuve ou non, le constat est que çà ne marche pas !
En attendant que le gouvernement revienne à des attitudes plus équilibrées, j'invite les lecteurs de ce blog à visiter le site du Conseil Constitutionnel et à consulter la Décision n° 2007-3965
du 29 novembre 2007.
Cette décision ANNULE les élections législatives dans la 12ème circonscription, la nôtre ; elle REJETTE les comptes de campagne de P. Pémezec. Elle FRAPPE P. Pémezec d'inéligibilité pendant un an, et stipule que des élections législatives partielles auront lieu dans les trois mois.
Le site du Conseil constitutionnel donne toutes les informations nécessaires sur les motivations de sa décision.
Bonne lecture !
Ecrit par : diogène | 29.11.2007
Je suis allée les voir, les motivations du Conseil constitutionnel : elles sont incompréhensibles, plus minces que du papier à cigarette !
Quelle honte ! Quelle justice !!!
Bon courage Philippe pour toutes les attaques qui ne manqueront pas d'affluer. Sache que nous sommes aussi écoeurés que toi et te soutenons de tout coeur.
Mais nous savons que cette épreuve n'empêchera pas ta victoire éclatante lors des prochaines municipales, ni celle de Jean-Didier à Clamart contre l'inqualifiable maire actuel.
Compte sur nous également à Fontenay.
Ecrit par : sophie | 29.11.2007
Il faudrait donc remettre ce site à jour pour correspondre avec les mandats en cours de monsieur pemezec comme l'ont fait l'assemblé national et wikipédia ;-)
un véritable régal se site du conseil constitutionnel...
Ecrit par : ratouille | 01.12.2007
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