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20.01.2008
Non, le pouvoir d’achat ne se décrète pas !
Depuis plusieurs mois, les médias nous serinent à longueur de journée la baisse du pouvoir d’achat et le soit-disant échec de Nicolas Sarkozy sur ce sujet. A tel point que le gouvernement a inscrit à l’ordre du jour du Parlement un projet de loi sur le pouvoir d’achat qui sera discuté à la fin du mois. Mais c’est oublier que le pouvoir d’achat ne se décrète pas, il se constate.
Le pouvoir d’achat n’est pas une valeur absolue, il dépend d’un certain nombre de critères personnels et collectifs sur lesquels le Gouvernement ne peut pas tout, loin de là.
La flambée du prix des matières premières (notamment le pétrole et le gaz), la raréfaction de l’espace disponible pour construire, la hausse du prix des céréales, la part de plus en plus importante de la technologie et des normes dans la fabrication des produits, autant d’éléments sur lesquels le Gouvernement n’a que peu d’emprise.
La hausse des prix liée à l’introduction de l’euro et surtout la démonétisation psychologique des euros (6 francs cinquante, c’était une somme, un euro, c’est une broutille…), n’est pas de la faute de Nicolas Sarkozy.
La hausse des salaires réclamée par la gauche ne peut se faire que s’il y a plus de richesse à distribuer, donc plus de richesse de produite. Sur ce plan, seuls les allègements d’impôts offerts par le Gouvernement peuvent doper la croissance qui ne décolle pas de la fameuse barre des 2%, alors qu’il en faudrait 3 pour que la reprise soit claire et franche.
" Travailler plus pour gagner plus " : voilà ce qu’a dit Nicolas Sarkozy au printemps dernier, sans jamais promettre de gagner plus en travaillant autant, voire moins, ce qui était la position des socialistes. " Travailler plus pour gagner plus ", voilà un mot d’ordre qui est toujours d’actualité, autant au niveau des individus que de l’ensemble de la nation.
A la fin des années 90, le Gouvernement Jospin, alors que tous les clignotants étaient au vert, a eu une occasion historique de replacer notre pays dans le cercle vertueux de la croissance et la réduction des déficits : au lieu d’y adhérer, il nous a proposé les 35 heures ! ! !
On a vu le résultat, on en paye encore le prix.
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Commentaires
Ce que vous dites est exact, Monsieur Pémezec...d'autant plus que le nouveau gouvernement a fait ce qu'il fallait (loi TEPA) pour permettre aux Français d'augmenter leurs rémunérations sur une base volontariste.
Toutefois, sans viser Monsieur Sarkozy lui-même, le rôle néfaste de l'euro et de la PAC (qui a tant combattu la "surproduction" au point d'atteindre cette flambée des prix alimentaires) relèvent quand même d'une dimension politique...
http://jean.du.terroir.over-blog.fr/article-15774246.html
Ecrit par : JEAN DU TERROIR | 21.01.2008
Le pouvoir d'achat ne se décrète pas en effet, mais c'est pourtant ce qu'à promis Nicolas 1er lors de sa campagne électorale. Et les français ont gobé les promesses du Guide Suprême.
Cessez donc de toujours prétexter que c'est la faute au gouvernement Jospin, aux 35 heures, etc.
Nicolas est resté à Bercy un certain nombre d'années, il me semble, et qu'a-t-il fait à ce moment là ?
Cela fait également plusieurs annés que l'UMP est au pouvoir. Et alors ?
Mais bien sur quand on a un bilan désastreux, c'est toujours de la faute aux 35 heures !
Ecrit par : Fido | 24.01.2008
Très rapide,
Si on veut véritablement changer quelque chose, il faudrait non pas que le slogan "travailler plus pour gagner plus" deviennent réalité, mais que l'état de fait en France de travailler plus pour gagner moins deviennent obsolète. En synthèse, revoir la redistribution sociale pour qu'elle constitue une aide au plus démunis et non une perversion qui inverse les revenus (en bref tous les effets de seuil qui pour 1 Euro privent d'une aide qui dès lors constitue une inversion de l'échelle des valeurs puisqu'il vaut mieux travailler moins pour disposer d'un pouvoir d'achat supérieur !)
Faites les comptes
Ecrit par : claude | 26.01.2008
Augmenter le montant des retraites les moins élevées est un moyen d'augmenter le pouvoir d'achat. Idem pour le smic ect... Bien sur il est plus facile de ne rien faire (alors qu'on a promis le contraire) et dire "ce n'est pas possible" (les promesses faites seraient-elles impossible à tenir ???). Bien sur ce n'est pas de votre faute, c'est de la faute de Jospin et Blum... D'ailleurs il suffit de regarder la courbe du déficit pour s'en convaincre :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France
On voit bien que vous avez fait des efforts depuis 1990...
cf. bilan de Sarkozy au finances en 95
Sans augmentation de salaire on arrive à "gagner moins en travaillant autant" (du fait de l'inflation)
Avec le cadeau fiscal maintenant : "gagner autant et gagner plus"
Vous avez augmenté le pouvoir d'achat des plus riche qui achètent des produits à forte valeur ajoutée qui viennent d'Asie alors que les plus pauvres sont les plus touchés par l'inflation qui existe sur les produits de consommation courante fabriqué en France (regardez l'évolution du prix du café dans les cafés français..)
La réussite par le travail et l'égalité des chances disparaissent.
La France du patrimoine est maintenant la référence...
Ecrit par : Maïté | 28.01.2008
Blog de gauchiste. On aura tout vu. Ca se relache.
Trop technique comme sujet sans doute pour les gens du Plessis.
Tout ca, c'est d'la faut' des 35 heures.
Au fait, pourquoi on ne les supprime pas puisque ca pose tant de probleme ?
Ahhhhh, j'ai trouve, ca fait un alibi en béton.
Passons aux 30 heures, ca nous changera .
Ecrit par : Reno | 15.02.2008
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