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15.05.2008

473 !

C'est le nombre d'enfants qui sont accueillis ce matin au Plessis-Robinson grâce au service minimum. C'est autant de familles soulagées de ne pas avoir à trouver de solutions alternatives de garde ; solutions qui sont le plus souvent coûteuses en temps et en argent.

Nous n'avions d'ailleurs pas attendu l'excellente mesure du Ministre de l'Education Nationale pour mettre en place ce service public. Mais grâce au Gouvernement de François FILLON, notre collectivité est remboursée d'une part importante du coût de l'opération.

La liberté de faire grève ne doit jamais remettre en cause le service offert aux parents et aux enfants.

Commentaires

On ne peut que se féliciter de la formule là où elle est appliquée...et déplorer qu'elle ne le soit pas partout ni spontanément.
Dans ce débat, les sensibilités de gauche on bien du mal à cacher que dans leur vision, le droit de grève n'a d'intérêt que s'il cause un maximum de préjudice aux usagers. Lointain héritier d’un logique d’affrontement traditionnel entre les intérêts du capital privé et celui des salariés, le droit de grève est en effet devenu la prérogative quasi- exclusive de la fonction publique (son exercice est de plus en plus rare dans le privé).
Légitime à l’origine, il est éminemment contestable dans sa forme actuelle de pression indirecte (ou, en d’autre termes, de prise d’otage: recours à un préjudice à l’encontre de tiers sans pouvoir décisionnel dans la résolution du conflit). C’est une logique de terrorisme , certes encore « soft », mais bien réelle.
Il serait temps , pour les partenaires sociaux, de réfléchir à d’autres formes de résolution des conflits d’intérêts inhérents au monde du travail. Plus modernes, plus adaptés et plus efficaces . Car par leurs abus répétés de positions dominantes, les salariés la fonction publique sont en train de scier consciencieusement la branche sur lesquels ils sont assis. La vielle sagesse de l’« Usus, non abusus », lorsqu’elle est ignorée, se venge par l’arme de la privatisation.

Ecrit par : Jef | 16.05.2008

Et si les profs faisaient leurs manifs pendant les vacances scolaires ?

Ecrit par : V12 | 16.05.2008

Cher Jef, votre remarque serait bonne dans un monde idéal où les syndicats seraient responsables et représentatifs, et où le patronat le serait également. Comme ce n'est pas le cas et que la grève - outre un droit reconnu dans la constitution, je le rappelle - est le seul moyen de se faire entendre faute de dialogue entre les différents interlocuteurs, je partage entièrement le point de vue des grévistes, y compris quand la grève en question ne m'arrange pas en tant qu'usager (la grève à la "japonaise" préconisée par Santini me semblant une vaste fumisterie en France).

Ecrit par : Chris | 17.05.2008

Où est le temps où des fonctionnaires de catégorie B avec 40 élèves par classe apprenaient à lire et écrire à nos enfants ? Aujourd'hui, ce corps qui a bénéficié de la plus haute revalorisation salariale de la fonction public (mutation du corps des instituteurs en corps des professeurs des écoles) avec 28 élèves en moyenne n'est plus capable d'enseigner les bases.

En France l'éducation nationale n'est au service que de l'éducation nationale.

Un enseignant.

Ecrit par : claude | 18.05.2008

Cher Cris

Droit constitutionnel, certes, mais comme je le disais, "usus non abusus": ce n'est pas l'usage qui est condamnable, mais son abus. Puis je vous rappeller un principe de base de toute organisation sociale: la liberté et le droit des uns s'arrêtent où commencent ceux des autres. En l'occurence, les usagers, également employeur et payeurs des services publics, ont eux aussi des droits, et fort peu de moyen de se faire entendre...
Permettez moi de ne pas partager totalement votre point de vue sur le "seul moyen de se faire entendre":
- Vous avez raison si vous faites allusion à la permanente minorité "agissante": elle n'aurait effectivement que peu d'écho si elle devait se contenter de celui que légitimerait son poids relatif
- Pour les autres, que l'on entend beaucoup moins, les voies de négociations existent...elle sont clairement insuffisantes, perfectibles, à compléter, à ré-équilibrer, mais elles existent. Je suis salarié du privé: je considère bien entendu comme tous le monde que mes conditions de travail et de rémunération ne sont pas satisfaisantes...il n'empêche, le dialogue social existe dans l' entreprise qui me paie, les conflits se résolvent par voie de compromis, et le recours à la grève est quasi innexistant.

Bien cordialement

Ecrit par : Jef | 19.05.2008

Cher Claude enseignant

Je voudrais pouvoir dire que vous exagérez...vous n'avez hélas que tristement raison sur beaucoup de points. L'EN est devenue une hydre incontrôlable et incontrôlée, employant plus de 1,2 M de personnes pour 12 M d'élèves, exigeant sans cesse plus de budget et de moyens, refusant systématiquement toute réforme, directive et autorité.
Un cas d'école d' une communauté, dont les individus considérés séparément sont probablement majoritairement des gens bien et compétents, devient un corpus autonome et incapable de s'auto-réformer.
Effet de masse, de noyautage, de dérive culturel? En toute hypothèse le diagnostic est sans appel, et le seul remède, dont la cure a déjà commencé, passe par la concurence du secteur privé...le lavement est désagréable, mais sera le seul moyen de sauver le malade...et le service public dû à ses usagers



Bien cordialement

Ecrit par : Jef | 19.05.2008

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