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23.05.2008
Touche pas mon référendum !

A l’Assemblée nationale, je me suis battu pendant des mois contre le projet d’adhésion de la Turquie à l‘Union européenne et pour l’obligation de soumettre ce projet d’adhésion aux Français par la voie du référendum.
A l’époque, Nicolas Sarkozy avait défendu cette position qui est celle d’une grande majorité des Français.
Or, le projet de réforme constitutionnelle soumis aux parlementaires avance l’idée que pourrait être modifié l'article 88-5 qui stipule que "tout projet de loi autorisant la ratification d'un traité relatif à l'adhésion d'un Etat à l'Union européenne et aux Communautés européennes est soumis au référendum par le Président de la République".
Le prétexte invoqué : on ne va pas faire un référendum chaque fois que l’on voudra faire entrer un petit pays, comme la Serbie ou la Croatie. Avec comme soit-disant garantie que le Président Sarkozy est défavorable à l’entrée de la Turquie et qu’il imposera un référendum dans ce cas-là.
J’ai comme le sentiment que l’on prend les Français pour des imbéciles.
Il me semblait que l’on avait dit qu’il fallait mettre un terme à l’élargissement sans fin de l’Union européenne et voilà que l’on parle encore de rajouter tous les Balkans, avant de penser aux anciens états soviétiques, pourquoi pas…
Il me semblait que la question de l’entrée de la Turquie devait se reposer dans dix à douze ans et rien ne nous garantit que Nicolas Sarkozy soit encore président de la République au moment où la question se posera. Alors, qu’est-ce qui nous garantit que le Président de 2015 choisira la voie du référendum ? Qu’est-ce qui nous prouve que les Français vont être consultés ?
Je sais qu’un certain nombre de députés partagent mes inquiétudes, j’espère qu’ils auront le courage de défendre le recours au référendum sur des sujets aussi graves.
Commentaires
Philippe
Je ne partage pas votre point de vue sur la candidature turque. Nous avons déjà eu l'occasion d'en discuter, on ne peut pas être d'accord sur tout. Nous pourrons à l'occasion réouvrir le débat sur la question fondamentale et séculaire"vaut il mieux les avoir dedans avec nous que dehors contre nous", mais la question du jour n'est pas là.
Le point que vous soulevez aujourd'hui est constitutionnel: on peut légitiment se poser la question de savoir à quel niveau placer le curseur de déclenchement d'un référendum.C'est une vrai question.
Qelque chose me gêne dans votre approche: je ne suis pas convaincu que vous défendriez ce recours référendaire obligatoire avec autant d'énergie si vous aviez la conviction que l'opinion française était majoritairement "pro-turque". Et quitte à nous projeter dans 15 ans, êtes vous bien sur que l'"opinion", rejointe par 8 millions de nos enfants devenus majeurs, sera toujours majoritairement opposé à cette adhésion?
Ecrit par : Jef | 23.05.2008
Jef
Je suis parfaitement d'accord avec vous sur la question du curseur. Petit pays, grand pays, pays à risque, pays sans risque, tout celà est très subjectif. C'est pourquoi le recours systématique au référendum est la SEULE vraie garantie que la volonté du peuple français sera prise en compte.
Et si la volonté du peuple est "oui à l'entrée de la Turquie", le peuple sera souverain, c'est la base de la démocratie.
la vraie question est plutôt que l'on a fait entrer depuis quarante ans la Turquie dans un processus d'intégration, alors que l'on savait depuis toujours que la Turquie ne fait pas partie de l'Europe. Ceux qui ont initié cette démarche sont les vrais coupables.
Philippe Pemezec
Ecrit par : philippe pemezec | 25.05.2008
Un gros regret encore encore une fois : que Philippe Pemezec ne soit plus député pour se battre avec courage et volonté contre cette abération comme il l'a toujours fait...
Ecrit par : Christel | 26.05.2008
Il faut lancer une assocation Touche pas à mon référendum. Et se battre pour. Je suis parfaitement d'accord avec toi Philippe. Sarko veut faire plaisir à l'Allemagne. On ne construit pas l'avenir de l'Europe avec une vue à court terme comme celle là !
Cordialement,
Ecrit par : franck | 26.05.2008
Devons nous assurer les erreurs du passé ou mettre en oeuvre tout ce qu'il faut pour les corriger ? Construire l'Europe c'était pour moi un peu un idéal, regrouper en une nation souveraine des pays qui malgré leurs divergences étaitent très proches et avec qui on avait un long passé à partager, bref tenter de faire une supra nation qui devait unir des hommes aux valeurs très proches. En fait qu'a-t-on fait de l'Europe... un vaste espace d'échange économique ou le seul intérêt d'y entrer est les subventions...
Giscard d'Estain l'avait bien vu, dommage que son intention de faire réference à un espace judéo chrétien n'ai pas été retenu.
Nous n'avons rien en commun avce la Turquie, ni l'espace européen, ni la culture...
Merci de tenir la barre, nous comptons sur vous car nous ne doutons pas que dans un proche avenir vous retrouverez votre mandat.
Ecrit par : claude | 26.05.2008
Réfléchissons sur l’Europe…
« Réfléchissons », en évitant de « réagir » ou de « ressentir », et regardons au delà des frontières de notre bien aimé hexagone et de notre 21 ème siècle ! Car sur la double échelle de l’histoire et de la géopolitique, le cadre du débat serait quelque peu étriqué.
Un coup d’œil sur le monde :
A l’Ouest les USA, avec 50 états (existent-il encore quelques nostalgiques pour regretter l’ « Union » de 1776 avec ses 13 ex-colonies … ?), et plus de 300 millions d’âmes, au centre du dispositif américain qui va progressivement intégrer le Canada et l’Amérique latine.
A L’Est la Chine, au centre d’une sphère asiatique homogène qui totalise plus du tiers ( 2000 millions, excusez du peu) des habitants de la planète
Au centre, la vielle Europe, encore belle et puissante, qui essaie de se moderniser et de se maintenir une stature de troisième pôle mondial.
Et ailleurs, un tiers monde qui essaie d’exister, en proie à de violentes convulsions politico religieuses
L’Europe géographique, c’est 50 pays, dont l’Arménie et la Géorgie (Chrétiennes), et 730 millions d’habitants en intégrant les 190 millions de l’Ukraine et de la Russie. Ce serait 51 états et 800 millions en intégrant la Turquie
L’Union Européenne actuelle à 27 états, c’est seulement 470 millions d’âmes…à l’heure de la mondialisation et du tri-polarisme, c’est très en dessous de la « taille critique » pour espérer peser sur les destinées du monde.
Alors quelle Europe pour demain ? A 27, à 30, à 50,à 51 ? Le monde d’aujourd’hui, c’est 220 états et plus de 6000 millions d’âmes….
Première vraie question : en restons nous à la configuration actuelle d’une Union Européenne pesant moins de 10% du monde, ou visons nous la troisième place du podium. C’est UN CHOIX.
Deuxième vraie question : quelle Europe, simple espace économique, ou puissance politique ? Encore UN CHOIX
Troisième vraie question : l’Europe est elle encore dans la course ? N’oublions pas que l’Asie grimpe à 12% par ans (alors que nous nous traînons à 2%). Avons nous encore LE CHOIX ?
Autres questions, (qui à mon sens sont de fausses questions) :
Faut il stopper l’élargissement européen ? Et pourquoi donc? La Suisse, la Norvège, L’Arménie, la Croatie, la Russie même, seraient elles moins européennes que nous ? Sommes nous assez forts pour nous passer d’elles ?
L’ Europe doit elle être chrétienne ? Et pourquoi donc? Laïque, surement, oui. « Judéo-chrétienne », au 21ème siècle, allons ! Un intégrisme ne se combat pas en lui opposant une autre intégrisme, mais en défendant et pratiquant la liberté des cultes, de tous les cultes, sans en favoriser ni en proscrire aucun
Faut il intégrer la Turquie dans l’Europe ? Philippe, Claude, sans vouloir vous offenser, vous n’avez pas raison. La Turquie fait géographiquement partie de l’Europe (en deçà du 46ème méridien de longitude Est, et très au delà du 35 ème parallèle Nord…il suffit de regarder une carte pour s’en convaincre). Quand à l’histoire, elle est truffée de faits qui démontrent que le débat ne date pas d’hier…Depuis la guerre de Troie en passant par Alexandre, l’empire romain de Constantinople, l’empire ottoman, un coup à l’Est , un coup à l’Ouest, la légitimité européenne de la Turquie est aussi solide que celle de Chypre, de la Grèce ou de l’Arménie. Cela n’a d’ailleurs qu’une importance tout à fait secondaire en regard des vrais questions ci dessus… « trop à l’Est », « trop musulman », est ce vraiment le vrai débat ? La vraie question Turque est «dedans avec l’Europe », où « dehors avec le bloc orientalo-musulman ».
Ecrit par : Jef | 27.05.2008
Je ne veux pas de la Turquie dans l'UE ! Mais évidemment cela sera possible dans l'Union Méditerranéenne.
Et je veux, comme la constitution de mon pays le prévoit m'exprimer sur cette question et je ne veux pas que l'on me vole mon droit d'expression sur un sujet aussi sensible. Il y en a Marre de l'Europe qui décide seul dans son coin contre l'avis des peuples! Où est la démocratie. Ce n'est pas l'Europe dont je rêve où l'absolutisme règne! Et si démocratiquement les français veulent de la Turquie dans l'Europe alors je m'inclinerais car Moî je suis un véritable démocrate!
Frédéric Touadi.
Ecrit par : Frédéric | 27.05.2008
Bonjour Jef,
Il est doux de voir comment chacun peut réagir, tous les arguments sont recevables et doivent l'être. Mais faisons comme vous le dites si bien, un peut d'intégrisme et restons cohérent. Dernièrement sur les ondes notre Président a justifié l'envoi de troupe en Afghanistan, il a à cette occasion évoquée de port de la burka, piètre justification mais oh combien évocatrice de nos différences.
Je n'ai rien en commun avec ce peuple qui mérite mon respect mais pour lequel mon passé de militaire me fait dire que je n'ai pas envie de mourir. C'est ça un pays c'est une entité pour laquelle on a envie de se sacrifier.
Quant à la tolérance religieuse, oui la religion devrait unir les hommes, en fait elle les sépare. Au risque de blasphémer, combien de morts au nom de Dieu ? La tolérance religieuse n'est, aujourd’hui, certainement pas du côté opposé, ne serait-ce pour s'en convaincre que la dernière condamnation en Algérie d'un catholique pour pratique d'un culte non autorisé... (voir Figaro du ?)
Comme le dit justement Frédéric, si la majorité le décide je respecterais cette décision, mais je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour ce pays dont je nie l'appartenance européenne ne nous rejoigne jamais.
Bien cordialement
Claude
Ecrit par : claude | 27.05.2008
Chers Claude et Frédéric
Je respecte vos positions, exprimées avec franchise et courtoisie, et apprécie de pouvoir dialoguer avec des contradicteurs de votre niveau et éducation.
J'imagine que si j'étais croyant, je serai tenté de dire qu'avec le peuple turque, nous avons au moins en commun d'être tous des enfants de Dieu...
C'est vrai, notre culture est clairement différente de la leur, comme de celles de nos voisins plus proches. Tout comme celles des bretons, des alsaciens, des antillais le sont entre elles. Tout en restant lucide sur les concessions qu'entraine la coexistence de références culturelles multiples, je pense que nous avons, à terme, plus à gagner qu'à perdre dans cette adhésion. Adhésion, et non fusion, ni mariage...ni flux migratoires incontrôlés, ni perte d'identité nationale. Vous voyez dans ces différences un obstacle...j'y vois de nombreux atouts. (Séquelle sans doute de nombreuses années vécues loin de la mère patrie)
Mais plus simplement, voulez vous vraiment d'une Turquie, leader naturel d'un bloc arabo-musulman, aux portes immédiates de l'Europe? Bonjour les problèmes de mitoyenneté! Rappellons nous que l'Albanie n'a été libérée de siècles d'occupation ottomane qu'au 15ème siècle par Scanderberg, et que les rapports de l'Europe avec l'empire n'ont pas toujours été amicaux. La Turquie peut vite redevenir le puissant voisin qu'elle a plusieurs fois été dans le passé...et par principe, j'essaie toujours d'être copain avec mes voisins
Et Dieu merci, personne ne nous demande encore de mourir, ni pour la France ni pour la Turquie, et l'Europe militaire n'est pas à l'ordre du jour.
Bien cordialement
Ecrit par : Jef | 28.05.2008
Je souhaite repréciser un certain nombre de points :
Tout d’abord, seul la Thrace Orientale fait partie géographiquement du continent européen soit 1/25ième du territoire de la Turquie.
Deuxièmement, les institutions de l’UE donne une voie prépondérante aux Etats membre suivant leur démographie et non sur la puissance économique ce qui de fait, avantage dangereusement la Turquie face à la France, a l’Allemagne ou le Royaume Uni.
Troisièmement, seul les USA milite pour l’entrée de la Turquie dans l’UE par le biais de l’OTAN pour uniquement torpiller le plus beau projet du siècle dernier à savoir la construction européenne des Etats Nation (c’est ce qu’on appelle un cheval de Troie).
Quatrièmement, Europe un club Chrétien ? En effet, c’est objectivement une juste analyse, seulement c’est assez réducteur, cependant il s’agit tout de même d’un bien commun à l’ensemble de l’Europe continentale même pour l’Albanie et la Bosnie, tout comme les racines gréco-latine ce qui exclu la Turquie dont les Ottomans ont mis fin à l’existence de Byzance.
Cinquièmement, en plus du problème du réchauffement climatique, il y a surtout le problème de l’EAU comme enjeu majeur au 21ème siècles et il est a parier que les Etats du Proche Orient se trouvent confronter plus que quiconque à cette question qui au-delà des conflits religieux entraînera encore malheureusement des guerres notamment avec Israël et ces voisins dont la Turquie, et l’UE n’a pas pour vocation d’entrer en conflit avec personne et en particulier avec Israël. Enfin, la Turquie, ne l’oublions pas, aujourd’hui occupe Militairement un Etat de l’UE à savoir Chypre et l’on en peut pas négocier sous la contrainte et il n’est pas acceptable que l’un de nos partenaires soit privé d’une des valeurs fondamentales de nos démocraties : la Liberté !
Par ailleurs, il existe encore des conflits latents entre la Grèce et la Turquie en mer Egée.
Sixièmement, la Turquie a des frontières avec l’Iran, la Syrie, le Liban, L’Irak etc… et je ne crois pas que l’Europe aille jusqu’à ces limites d’autant que ces 4 pays sont instables et l’un d’entre est une Théocratie dangereuse pour la paix dans le monde. Enfin, la Turquie ne peux pas s’exempter du Génocide Arménien, 1er génocide du XX siècle qui a ouvert la voie à bien d’autres. Si nous devions accès nos efforts, ce serait pour faire entrer la Norvège, l’Islande, la Suisse, la Macédoine, la Moldavie, la Serbie, la Suisse, etc… dans l’UE.
Tel mon opinion.
Frédéric Touadi
Ecrit par : Frédéric | 28.05.2008
Bonjour à tous,
Trois pour finir et réfléchir : SERBIE, KOSOVO, ALBANAIS
Ecrit par : claude | 29.05.2008
Cher Claude si vous dites Serbie, Albanie, dans l'UE je vous dit Oui c'est l'Europe. Pour le Kosovo c'est une province de la Serbie aujourd'hui l'avenir nous dira probablement le contraire...
Frédéric
Ecrit par : Frédéric | 29.05.2008
Cher Frédéric,
Ce n'était pas de géographie que je parlais, mais des évennements à méditer
Bien cordialement
Ecrit par : claude | 29.05.2008
Cher Claude et Frédéric
Je crois que nous pourrions discuter à l'infini sur le concept d'Européanité: compte tenu des aspects géographiques(péninsule Ouest de l'Eurasie), et historico culturel, ce débat ouvert depuis l'antiquité Gréco romaine n'est pas prêt de se fermer. Et comme vous le faites remarquer, il n'y a pas que la Turquie...comment traiterons nous le cas russe lorsqu'il se posera? Ceci dit, les cas limites ne représentent qu'une poignée parmi les 24 états qui sont encore hors UE.
Frédéric , quelques points en passant:
2-Institutions: elle sont condamnées à évoluer. Viables à 5, difficiles à 12, elles craquent de partout à 27. Elles sont déjà menacées d'asphyxie
3- Cheval de troie US: honnêtement, je n'y crois pas. La position US me parait plus motivée par la préoccupation géopolitique que j'exprimais ci dessus
5- L'eau: je n'avais jamais envisagé cet élément mais après tout, c'est à creuser.
Conflit Chypriote: nous sommes d'accord, c'est un préalable incontournable
Génocide arménien: il doit être reconnu et déploré, deuxième préalable incontournable...après, que ceux dont les ancêtres n'ont jamais massacré leur jettent la première pierre.
Bien cordialement
PS. Ci après en passant lien d'un site super intéressant
http://fr.wikipedia.org/wiki/Europe
Ecrit par : Jef | 29.05.2008
je ne vais pas repartir sur des considérations géographiques ou géopolitique , frederic les a parfaitement rappelé.
j'ai quelques éléments primaires à régler avant de pouvoir "considérer" l'entrée de la turquie en cee.
tout d'abord un pays qui refuse totalement d'assumer ces erreurs du passé , à l'heure où notre pays s'auto-flagèle en repentance exacerbée , la turquie refuse d'évoquer un génocide , un génocide cruel et horrible.belle preuve d'ouverture...
c'est la preuve que ce pays n'est pas prêt pour nous rejoindre en terme de droits de l'homme et tout simplement de morale.
pour rejoindre l'europe il faut du respect entre les états , le mépris affiché par la turquie envers certains pays à travers l'histoire et à travers leur attitude actuelle vis à vis de certains de nos voisins laisse à penser qu'il faut y réfléchir à deux fois.
je voudrais également évoquer le problème de l'immigration non maitrisée , aujourd'hui les frontières européennes vont à vau l'eau , l'immigration n'est plus maitrisée , plus contrôlée , trop d'immigration tue l'immigration , il faut aller vers une culture de l'immigration qualitative et non une immigration de masse.
le choc des cultures est fort entre l'orientale turquie et les autres membres , certes il faut de l'échange et une dose de métissage mais aurions nous un réel intérêt à les intégrer parmi nous plutôt que de dévellopper sous certaines conditions préalables (arménie , chypre) des échanges par le biais de la communauté mediterranéenne. demandez aux allemands où la plus forte majorité d'immigrés est turque , si leur intégration est une réussite..? non de toute évidence , il y a des meurtres inter-raciaux régulièrement et des conflits récurrents.(nous avons eu dans le même temps des vagues d'immigrations italiennes , polonaises ou portugaises en france et ceux ci se sont parfaitement intégrées dans notre paysage).
comment assumer d'intégrer un pays qui est clairement islamique au sein de la laïque europe..? un parti islamique est à sa tête...ça laisse songeur...
également , je ne vois pas pourquoi nous pèserions plus lourd avec la turquie dans le monde , notre problème est surtout de s'être trop élargi et la vocation claire de la cee originelle n'a jamais été de peser plus lourd dans le monde mais d'avoir la paix dans ses terres , si la vocation de la cee était de peser plus lourd , je ne vois pas pourquoi certains petits pays ont été intégrés. si l'on voulait avoir plus de poids , ça passerait par l'entrée de la puissante russie et non de la turquie.
le seul argument qui tienne à l'entrée de la turquie ou à un partenariat (sous certaines conditions édictées plus haut) , c'est de vouloir les aider au dévellopement et d'avoir la volonté de les aider à "évoluer" vers plus de tolérance mais le prix à payer pour la cee serait très cher et je ferais mon maximum pour refuser l'entrée de la turquie dans notre cee et si jamais le législateur décidait de passer par un autre biais que la consultation du peuple par le biais d'un référendum , je serais en désaccord total avec le président qui aurait laissé passer ce dénit de démocratie et un manquement aux promesses de campagne.
un référendum sinon rien et si le peuple décide de faire ce choix (largement hatif dans tous les cas) , je m'y plierais parce que je suis justement un démocrate.
philippe , je sais que même si tu n'es plus député , tu feras le maximum pour lutter contre l'entrée de la turquie dans la cee par un putsch des technocrates de bruxelles qui se moquent bien de nous.
Ecrit par : Gregory Tanesie | 01.06.2008
Une seule chose compte à mes yeux comme le disais avec justesse Frédéric Touadi.
C'est une chose simple, mais tellement juste et tellement vraie, je veux parler du souhait des citoyens.
Alors, pour un sujet comme celui des adhésions, il faut de la hauteur, donc, rien de mieux que l'avis de nos concitoyens pour s'en assurer.
Vous me direz que c'est démagogique, je vous répondrai que la démocratie est la seule démagogie qui protège les peuples contre la barbarie.
Et tout comme lui, je me plierai à la décision de la meilleure démagogie qui soit.
Cela n'empèche nullement, de travailler à développer des partenariats sérieux avec nos amis Turcs qui pour certains partagent une certaine forme commune de choix politique dont nous pouvons nous sentir proches.
La Laïcité, la non oppression confessionnelle, le devoir divin de la sagesse.
Ecrit par : valeix | 14.06.2008
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