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13.06.2008
Le peuple a encore parlé
Le peuple irlandais vient de rejeter le traité de Lisbonne. Ce que l'on appelait le traité simplifié était une version, à peine retouchée, du traité constitutionnel rejeté en 2005 par les Français et les Hollandais.
Les Irlandais ne s'y sont pas trompés, ce qui prouve une fois de plus, que l'on ne peut pas faire l'Europe contre les peuples. L'Union européenne, qui nous a apporté cinquante ans de paix et de -relative - prospérité fait peur aujourd'hui, parce que les gens ont le sentiment qu'elle ne nous protége pas des effets de la mondialisation et que ses frontières, qui sont déjà des passoires, le seront encore plus quand elle se sera élargie à trente, voire trente-cinq pays, Turquie comprise.
On aurait pu penser que les politiques avaient compris la leçon de 2005, il n'en a rien été. Pourquoi ? Parce que la technocratie bruxelloise poursuit inlassablement son oeuvre destructrice. Les Irlandais ont encore fait rempart de leur corps, mais pour combien de temps ?
02.06.2008
Le Conseil constitutionnel bât (tardivement) sa coulpe

12éme circonscription des Hauts-de-Seine
Dans un rapport -passé inaperçu- adopté et publié le 29 mai par le Conseil constitutionnel, les 9 sages semblent faire acte de repentance après les annulations en cascade prononcées par eux à l’occasion du scrutin législatif du mois de juin 2007.
Que nous apprend ce rapport ?
Le Conseil, bien qu’ayant prononcé 2 annulations d’élections (dont celle de la 12ème circonscription des Hauts-de-Seine pourtant largement remportée par Philippe Pemezec, maire du Plessis-Robinson, avec 3000 voix d’avance) et pas moins de 495 peines d’inéligibilité, semble être soudainement pris de remords pour ses actes passés.
Ils expliquent ainsi la sévérité inégalée dont ils ont fait preuve par l’application de la règlementation actuelle, laissant ainsi entendre que cela n’avait jamais été (correctement) fait jusque là.
Les membres de cette auguste institution vont même jusqu’à regretter les conséquences « souvent disproportionnées » pour les candidats qui se retrouvent déchus de leur mandat et dans l’impossibilité de se représenter pour des « erreurs banales » alors même que la « bonne foi était patente ».
N’est-ce pas, ni plus ni moins, ce qui avait été vigoureusement dénoncé par Philippe Pemezec lors de l’annulation de son élection au mois de novembre 2007 ?
Il est regrettable que le Conseil s’aperçoive aussi tardivement de l’inanité des sanctions qu’il avait eues à prononcer à l’occasion des contentieux électoraux de l’été dernier.
Les élus déchus de leur mandat pour des erreurs « banales » n’avaient trouvé jusqu’à présent que porte close lorsqu’ils ont souhaité demander davantage d’explications aux « sages de la rue Montpensier ».
Selon Philippe Pemezec, « cet acte de contrition, qui intervient en plein cœur du débat sur la réforme des institutions, doit être entendu par mes collègues parlementaires comme un appel pressant des sages eux-mêmes à réformer profondément les procédures de sanction de l’exercice de la démocratie dans notre pays. J’ai toujours pensé que la procédure devant le Conseil devait être orale et surtout susceptible d’appel car c’est le seul moyen pour que la justice soit bien rendue. Le Parlement a une occasion historique de changer tout cela. »
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