mardi, 04 novembre 2008
Notre Gouvernement face à la crise financière
Depuis quelques semaines, notamment depuis la faillite de Lehman Brothers, l’Europe et la France, affrontent l’une de plus graves crises financières de leur histoire. Sous l’impulsion de la Présidence française de l’Union Européenne, un accord historique du Sommet européen de l’Elysée a été trouvé et l’annonce d’un plan français, en totale coordination avec nos partenaires européens, a montré que l’Europe est aujourd’hui unie pour mettre un terme à cette crise.
Cette crise systémique qui touche actuellement l’économie mondiale, je tiens à vous l’avouer, aura des conséquences sur l’activité, sur l’emploi et sur le pouvoir d’achat.
Dans la conjoncture actuelle, les banques ont des difficultés pour se financer sur les marchés. Le risque est que si elles ne parviennent plus à se financer, elles arrêteront à leur tour de prêter pour financer l’économie. C’est ce qu’on appelle le risque d’effondrement du crédit. C’est un risque pour l’activité, pour l’emploi et pour l’investissement notamment des PME.
Prendre des mesures pour enrayer cette crise, rétablir la confiance sur les marchés financiers et préserver l’équilibre bancaire européen était indispensable : le Gouvernement l’a fait.
Aider les banques pour sauver les économies et les emplois des Français a été l’une des premières mesures. L’Etat a ainsi apporté sa garantie à hauteur de 360 milliards d’euros pour assurer la stabilité du système bancaire et rendu disponible 22 milliards d’euros pour assurer le financement des PME, premier employeur des Français. L’objectif du Gouvernement est que les banques fassent des prêts aux ménages, aux professionnels, aux entreprises notamment PME et aux collectivités locales.
Ces prêts et ces fonds propres, les banques ont l’obligation de les utiliser pour faire du crédit à l’économie. Concrètement, toutes les banques qui veulent bénéficier de ces dispositifs signeront une convention avec l’Etat dans laquelle elles prendront l’engagement d’augmenter leurs encours de crédit de 3 à 4% par an (plus que l’inflation, plus que la croissance). L’Etat assurera le suivi de la façon dont les banques accordent les prêts.
Après la crise financière, la crise économique est un défi qu’il va falloir relever.
Il faut ainsi cibler des actions concrètes qui concernent les particuliers, les entrepreneurs, le secteur bancaire et l’Etat. Il faut plus de souplesse, de réactivité et de capacité d’innovation.
Afin d’aider au mieux les particuliers, il est essentiel de répercuter les baisses des coûts de l’énergie et des produits alimentaires sur les prix à la consommation.
Concernant les entreprises, il faut encourager l’investissement privé. Le Gouvernement a ainsi annoncé l’exonération immédiate et totale de la taxe professionnelle sur les nouveaux investissements réalisés entre le 23 octobre 2008 et le 31 décembre 2009. Il est également indispensable d’agir sur la commande publique. De nos jours, les PME ne remportent que 20% des marchés publics alors que grâce au « small business act » les PME américaines remportent 40% des marchés.
Concernant le secteur bancaire, il est impératif de fixer une ligne de partage transparente entre l’activité de prêt à l’économie et l’activité de spéculation sur les marchés. Un encadrement strict des activités menées par les opérateurs de marchés doit être mis en place.
Dans ce monde où l’économie va sortir bouleversée par la crise, les Etats vont être appelés à jouer un rôle encore plus actifs. C’est pourquoi le Président de la République a annoncé la création avant la fin de l’année d’un grand fonds stratégique d’investissement national, géré par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), qui sera un puissant levier de notre politique industrielle. Ce fonds stabilisera les entreprises en position de faiblesse et qui ont besoin d’appui pour se restructurer. Ce fonds s’appuiera sur les ressources propres de la CDC et ne creusera pas ainsi les déficits.
C’est dans cette optique que les Etats généraux de la dépense publique vont être lancés. L’ensemble des Français y sera associé car ils peuvent devenir des acteurs de la réforme.
10:33 Publié dans Assemblée Nationale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : crise, economique, finances |
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Commentaires
Ce n'est pas forcément le sujet mais dans cette crise, il serait également normal d'évoquer les "emprunts toxiques" car c'est aussi une donnée financière à prendre en compte dans le cadre de cette crise.
Ecrit par : V12 | mardi, 04 novembre 2008
Toujours le même problème... Les conséquences du néolibéralisme sont catastrophiques, on continue de "socialiser les pertes", on s'attaque aux dépenses publiques, pendant qu'outre des parachutes dorés, les fossoyeurs des entreprises (merci M. Tchuruk, pour prendre un exemple) continuent à collectionner les jetons de présence dans divers conseils d'aministration. Et on essaye de nous faire croire que la crise est dûe au choix : aux retraités, aux malades, aux fonctionnaires et j'en passe...
Ecrit par : goeland92 | vendredi, 07 novembre 2008
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