vendredi, 03 juillet 2009
Résidence universitaire d’Antony : priorité au confort des étudiants
50 ans que des tensions existent à la résidence universitaire Jean Zay d’Antony ! 50 ans que l’Etat qui a ouvert en 1956 cette horreur sociale et architecturale ne sait comment se sortir de cette situation. La légende de « point chaud » de la RUA (Résidence Universitaire d’Antony) ne s’est pas fait attendre bien longtemps, seulement trois ans après son inauguration, elle connaissait ses premières grèves et ses premières contestations.
Avec ses 2.100 chambres, cette cité représente actuellement environ 15% du logement social étudiant en Ile-de-France. D’où des tensions dès qu’un projet politique envisage le moindre changement.
Et pourtant cela est nécessaire ! On est bien loin de l’idée d’après-guerre, qui était qu’on allait loger dans les meilleures conditions possibles les étudiants parisiens.
A la place de cela, on a créé un immense ghetto, source de contestation sociale, présent sur tous les fronts. Un an avant mai 68, les étudiants de la résidence étaient déjà « en lutte » pour la mixité dans les bâtiments. Et ce ne sera qu’un combat politique parmi tant d’autres. En étudiant à Antony, on passe alors plus de temps dans les manifs que dans les études. Avec 83% des voix pour François Mitterrand au second tour des élections présidentielles en 1974, on voit tout de suite de quel côté penche Jean Zay.
Et c’est peut-être cela le nœud du problème ! Certains font un combat politique de cette réserve électorale. Derrière tous ces groupements d’étudiants contestataires on retrouve la gauche et l’extrême-gauche, syndicale et politique. Au lieu d’accepter des relogements dans des structures plus petites et plus humaines, certains préfèrent les grands ensembles et les mouvements contestataires de masse que cela engendre.
Aujourd’hui, la Communauté d’Agglomération des Hauts-de-Bièvre, dont je suis vice-président et qui est propriétaire des bâtiments (depuis janvier 2009) veut supprimer, pour le plus grand bien des occupants, les logements qui sont insalubres. Pourquoi trouver quelque-chose à y redire ?
Surtout que le Conseil général des Hauts-de-Seine, ainsi que la Communauté d’Agglomération, l’ont précisé : pour un logement détruit, 1,2 sera reconstruit dans le département. Avec 548 chambres détruites à Antony, les étudiants bénéficieront de 658 nouveaux logements, passant de 10m² à Antony, à 16m² dans le neuf, sans compter les nouvelles normes de confort. Au total, 3.000 logements seront construits ou réhabilités, dont un tiers sont en cours ou réalisés !
Crédit photo : wikipedia
16:07 Publié dans Conseil Général | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
| Tags : rua, résidence universitaire, antony, hauts de bièvre, cahb |
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