20.08.2007
Pédophilie : les questions qui se posent
Le petit Enis a été retrouvé. Chacun peut se réjouir que le « plan Alerte enlèvement » ait permis de retrouver très vite le ravisseur. Certains commentateurs ont encore raillé récemment ce dispositif jugé trop spectaculaire et pas toujours adapté à la gravité des faits. En l’occurrence, un enfant a été sauvé grâce à cette alerte lancée par la Police sur les ondes et c’est bien l’essentiel. Au-delà de l’émotion suscitée par cette nouvelle affaire de rapt pédophile, c’est le problème du traitement des malades et de la récidive qui est une nouvelle fois en question.
Les pédophiles jugés dangereux, et c’était les cas de celui-là, se voient imposer un suivi médico-psychologique et un traitement antihormonal. Est-ce suffisant dans le cas de ces criminel dangereux qui, une fois purgée leur peine, restent sous le coup d’une mesure de surveillance judiciaire ? Ce qui n’a pas empêché Francis E d’avoir disparu depuis quinze jours de Rouen où il était censé être sous surveillance pour se retrouver à Roubaix, en toute liberté…
Le Président Nicolas Sarkozy, qui en tant que Ministre de l’Intérieur a fortement durci les textes sur la récidive, a personnellement demandé que ce dispositif de contrôle des pédophiles soit revu. On sait qu’il existe des solutions médicales pour réguler certaines hormones, mais il parait que c’est contraire aux libertés individuelles (sic). Sorti de la prison, il existe aussi des systèmes de contrôle par bracelet qui permettent de localiser un individu à tout miment.
Mais on va nous dire que c’est aussi liberticide…
Je pose la question : que faut-il mieux défendre, entre la liberté d’un individu déjà condamné pour agression sexuelle et la pureté d’un enfant de cinq ans qui sera marqué à vie ?
09:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : lutte contre la pédophilie, justice, alerte enlèvement, sarkozy


