jeudi, 05 février 2009

Je me joins à l’indignation unanime des Arméniens de France !

Jack Lang, député socialiste, exprime des regrets pour avoir voté la résolution reconnaissant ce qu'il qualifie aujourd'hui de "entre guillemets génocide arménien" ?!

 

Nier la réalité du génocide arménien c’est participer à sa perpétuation. Nier la réalité de ces assassinats constitue un crime à l’égard des survivants, des témoins et des descendants des victimes de ce drame.

 

J’avais voté, le 12 octobre 2006, la proposition de loi socialiste visant à réprimer la négation du génocide arménien.

 

J’avais d’ailleurs moi-même déposé une proposition de loi en des termes équivalents, à l’occasion de la commémoration du génocide arménien, le 24 avril 2004.

 

En effet, peu m’importait de savoir de quel bord politique venait cette proposition de loi, et surtout - et c’était le plus important - peu importait aux 1.500.000 victimes du génocide Arménien et à leurs descendants.

 

J’attache en effet une importance toute particulière à la question du génocide arménien. On dit qu’il a servit de modèle à Hitler pour organiser la Shoah. Je n’en sais rien. Mais je suis certain d’une chose, il fut le premier crime de masse perpétré au 20ème siècle et la préfiguration des barbaries qui suivront.

 

Pour les historiens, il est aujourd’hui clair que la politique de déportation, de destruction et d’assassinats mise en œuvre par le gouvernement Jeune Turc à l’encontre des populations arméniennes entre 1915 et 1916 constitue bel et bien un génocide. Sur ce point, le débat scientifique est clos.

 

On est naturellement en droit de s’interroger sur les causes, sur la responsabilité des uns et des autres dans cette tragédie, mais nul ne peut ostensiblement nier son existence.

 

La première démarche, celle de s’interroger, est celle d’un historien. Elle est parfaitement légitime. La seconde, celle de nier, est celle d’un criminel de la mémoire. C’est une abomination. Et nous savons tous que la manipulation de la mémoire est un outil aux mains des régimes les plus abjects.

 

La France a officiellement et courageusement reconnue l’acte de génocide par la loi du 29 juillet 2001. C’était un geste politique fort mais aux effets juridiques nuls puisque aucune disposition ne prévoit la sanction du négationnisme comme cela est par exemple le cas de la Shoah avec la loi du 13 juillet 1990.

 

Il ne s’agissait en aucun cas de nous livrer, avec cette proposition de loi, à un macabre exercice de comparaisons. Chacun de ces drames a ses spécificités et je ne veux surtout pas non plus ôter le caractère particulier du crime de masse perpétré par les nazis à l’encontre des juifs.

 

Je le dit sans provocation : un génocide perpétué pendant la première guerre mondiale aurait-il moins de valeur qu’un génocide perpétué pendant la seconde ? Naturellement non. Nous sommes tous d’accord pour l’affirmer clairement. Alors, sans nul doute, il faut mettre la loi en cohérence.

 

Je comprends parfaitement les craintes que cette pénalisation avait pu susciter. J’ai, comme beaucoup, la loi du 29 juillet 1881 chevillée au corps. Elle est le fondement de notre démocratie et j’aurais souhaité que rien ne puisse lui faire entorse.

           

Mais nous sommes ici face à des réalités qui dépassent le simple exercice de la liberté d’expression et celles-ci méritent un traitement particulier. Je crois aussi que « ce n’est pas à la loi d’écrire l’histoire ». Mais je pense aussi que la liberté, et celle du scientifique notamment, ne rime pas avec irresponsabilité.

 

Tel était, déjà à l’époque, le sens de mon engagement: je soutiens fermement l’idée que la question arménienne mérite un traitement équivalent du point de vue juridique, cela n’est que la suite logique de l’acte de reconnaissance de l’Etat français !

lundi, 19 novembre 2007

Groupe d’Amitié France-Arménie.

b0ead623ab31a8924151d97cb017d89b.jpgJ'ai l'honneur d'avoir été élu il y a quelques jours vice-président du groupe d'amitié France Arménie à l'Assemblée nationale.

Je suis très heureux de pouvoir ainsi représenter la communauté arménienne au sein de l'Assemblée nationale et de promouvoir les grandes relations d'amitiés qui unissent nos deux pays.

J'invite également tous les membres de la communauté arménienne des Hauts-de-Seine à me solliciter sur les sujets qui leur tiennent à cœur afin de pouvoir me faire leur porte parole devant la représentation nationale.

mercredi, 20 décembre 2006

Nous allons pouvoir opérer Vahé

medium_vahe.5.JPGDans notre recherche de fond pour sauver le petit Vahé, cet enfant arménien atteint d’une maladie nous grave, nous en sommes désormais à 35.977 €.

Nous avons donc réussi notre pari de rassembler 30.000 €. Nous allons pouvoir le faire venir en France pour qu’il subisse l’opération prévue. C’est une grande victoire.

Vous pouvez néanmoins encore envoyer vos dons à :

Comité de Jumelage

Hôtel de Ville

3 place de la mairie,

92350 Le Plessis-Robinson 

Chaque centime sera utilisé pour le bien être de ce petit garçon ou reversé à l’association caritative qui va s’occuper de son accueil médical.

Je vous tiendrai naturellement informé des suites de cette campagne de générosité.

vendredi, 24 novembre 2006

Sauver un enfant (4)

medium_vahe.4.JPGDans notre recherche de fond pour sauver le petit Vahé, nous en sommes désormais à 19.250 €.

 

Je vous rappelle que nous devons rassembler 30.000 €.

Nous avons donc réalisé près de deux tiers du chemin.

Encore un petit effort ! Envoyez vos dons à :

 

Comité de Jumelage

 

Hôtel de Ville

 

3 place de la mairie,

 

92350 Le Plessis-Robinson 

 

A noter, 1000€ accordés par le Conseil général des Hauts-de-Seine, présidé par Nicolas Sarkozy.

 

jeudi, 16 novembre 2006

Sauver un enfant (3)

medium_vahe.3.JPGDans notre recherche de fond pour sauver le petit Vahé, nous en sommes désormais à

16.570, 17 €.

Je vous rappelle que nous devons rassembler 30.000 €.

Nous avons donc réalisé un plus de la moitié du chemin.

Il nous reste encore un effort à faire. J’invite donc tous ceux qui le souhaitent à envoyer leurs dons à :

Comité de Jumelage

Hôtel de Ville

3 place de la mairie,

92350 Le Plessis-Robinson 

NB : Le cinéma arménien est à l’honneur ce soir au Plessis-Robinson. Notre cinéma reçoit Patrick Cazals, ancien collaborateur des Cahiers du Cinéma et de France Culture.  Il a consacré deux films à deux grands réalisateurs d’origine arménienne, Rouben Mamoulian et Sergueï Paradjanov. Nous vous attendons nombreux au cinéma Gérard Philippe à 20h (Tél. : 08.92.68.01.43). Ce sera l’occasion de récolter de nouveaux fonds pour Vahé.

mercredi, 11 octobre 2006

Négation du génocide arménien

medium_Philippe_au_musee_du_Memorial.2.JPGJ’interviens demain matin dans le cadre de la discussion de la proposition de loi sur la négation du génocide arménien.

 

Vous trouverez ci-dessous le texte de mon intervention.

 

Par ailleurs vous trouverez également en pièce jointe le courrier que nous avions cosigné Patrick Devedjian, Roland Blum, Nicolas Dupont-Aignan et moi où nous annoncions à notre président de groupe, Bernard Accoyer, dès le 13 juin 2006, notre intention de faire exclure du champ des poursuites les recherches historiques.

 

Ce courrier avait été adressé à tous nos amis arméniens et ils sont nombreux à soutenir une démarche, que Patrick, Roland, Nicolas et moi, jugeons raisonnable.

 

 

Monsieur le Président, mes chers collègues,

 

 

            Je vais voter la proposition de loi visant à réprimer la négation du génocide arménien.

 

 

             J’avais d’ailleurs moi-même déposé une proposition de loi en des termes équivalents, à l’occasion de la commémoration du génocide arménien, le 24 avril 2004.

 

 

            Mais finalement peu importe d’où vient cette proposition.

 

            Peu m’importe à moi.

 

            Et surtout, et c’est le plus important, peu importe aux 1.500.000 victimes du génocide Arménien et à leurs descendants.

 

 

            Comme beaucoup d’entre nous mes chers collègues, j’attache une importance toute particulière à la question du génocide arménien. On dit qu’il a servit de modèle à Hitler pour organiser la Shoah. Je n’en sais rien. Mais je suis certain d’une chose, il fut le premier crime de masse perpétré au 20ième siècle et la préfiguration des barbaries qui suivront.

 

 

            Pour les historiens, il est aujourd’hui clair que la politique de déportation, de destruction et d’assassinats mise en œuvre par le gouvernement Jeune Turc à l’encontre des populations arméniennes entre 1915 et 1916 constitue bel et bien un génocide. Sur ce point, le débat scientifique est clos.

 

 

            On est naturellement en droit de s’interroger sur les causes, sur la responsabilité des uns et des autres dans cette tragédie, mais nul ne peut ostensiblement nier son existence.

 

 

            La première démarche, celle de s’interroger, est celle d’un historien. Elle est parfaitement légitime. La seconde, celle de nier, est celle d’un criminel de la mémoire. C’est une abomination. Et nous savons mes chers collègues, vous et moi, que la manipulation de la mémoire est un outil aux mains des régimes les plus abjects.

 

 

            Mes chers collègues. Nier la réalité du génocide arménien c’est participer à sa perpétuation. Nier la réalité de ces assassinats constitue un crime à l’égard des survivants, des témoins et des descendants des victimes de ce drame.

 

 

            La France a officiellement et courageusement reconnue l’acte de génocide par la loi du 29 juillet 2001. C’était un geste politique fort mais aux effets juridiques nuls puisque aucune disposition ne prévoit la sanction du négationnisme comme cela est par exemple le cas de la Shoah avec la loi du 13 juillet 1990.

 

 

            Je ne souhaite naturellement pas me livrer ici à un macabre exercice de comparaisons. Chacun de ces drames a ses spécificités et je ne veux surtout pas non plus ôter le caractère particulier du crime de masse perpétré par les nazis à l’encontre des juifs.

 

 

            Mais je soutiens par contre fermement que la question arménienne mérite un traitement équivalent du point de vue juridique qui n’est que la suite logique de l’acte de reconnaissance de l’Etat français.

 

 

            Je vous le dit aujourd’hui sans provocation : un génocide perpétué pendant la première guerre mondiale aurait-il moins de valeur qu’un génocide perpétué pendant la seconde ? Naturellement non. Nous nous retrouvons tous sur ces bancs pour l’affirmer clairement. Alors, sans nul doute, il faut mettre la loi en cohérence.

 

 

            Je comprends parfaitement les craintes que cette pénalisation peut susciter. J’ai, comme vous tous, la loi du 29 juillet 1881 chevillée au corps. Elle est le fondement de notre démocratie et j’aurais souhaité que rien ne puisse lui faire entorse.

 

           

 

            Mais vous conviendrez que nous sommes ici face à des réalités qui dépassent le simple exercice de la liberté d’expression et que celles-ci méritent un traitement particulier. Je crois comme beaucoup que « ce n’est pas à la loi d’écrire l’histoire ». Mais je pense aussi que la liberté, et celle du scientifique notamment, ne rime pas avec irresponsabilité. Tel est le sens de mon engagement. C’est pourquoi, je me suis associé à mon collègue Patrick Devedjian, pour faire adopter un amendement tendant à faire échapper à toute pénalisation les travaux à caractère scientifique. Pour quelles raisons devrions-nous craindre les historiens alors que les preuves du génocide arménien sont innombrables et accablantes ? Mais nous ne pouvons pas tolérer les manifestations violentes dans lesquelles sont brandies des pancartes niant le génocide arménien et proclamant qu’il n’est qu’un mensonge.

 

            Je rajouterai un dernier point. Contrairement à ce qui s’écrit ici où là, je ne pense pas que cette loi va attiser les haines.

 

            Au contraire, cette reconnaissance ouvrira la voie vers une réconciliation entre les Arméniens et les Turques.

 

            Pourquoi ?

 

            Parce qu’aujourd’hui aucun dialogue n’est possible entre un peuple Turque auquel depuis près d’un siècle on dit qu’il n’y a pas eu de génocide et un peuple Arménien qui a souffert, et qui souffre encore, dans sa chair.

 

            La France, patrie des droits de l’homme, va adresser aujourd’hui je l’espère un nouveau signe fort au peuple Turc : oui il y a eu Génocide et le nier est un acte criminel.

 

            Monsieur le Président, Mes Chers collègues, j’étais il y a quelques mois à Erevan pour les cérémonies officielles du 91ème anniversaire du génocide arménien. J’y ai vécu des moments très forts. Le peuple Arménien est derrière nous et attend notre vote avec impatience et gratitude. Il n’aspire aujourd’hui qu’à la paix avec son voisin Turc et il nous remercie de l’y aider.

 

            Mes Chers collègues,

 

            Parce que nous le devons à la mémoire des victimes et à leurs descendants,

 

            Parce que nous allons ainsi aider la Turquie à regarder son passé en face,

 

            Je vais voter cette loi contre la négation du génocide arménien et je vous invite à faire de même.

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