26.11.2007

Fin de conflit dans les transports

ee756a81222bec069564c9cf294afffb.jpgCe lundi matin, tous les transports en commun fonctionnent. Enfin !, me direz-vous, après les dix jours cauchemardesques qu’ont vécus les usagers des transports publics et aussi les automobilistes qui ont passé des heures coincés dans les bouchons.
La grève est finie et le gouvernement n’a pas reculé sur les principes essentiels de la réforme des régimes spéciaux :
- allongement de la durée de cotisation à 40 ans,
- mise en place d’une décote, c’est à dire d’un malus pour les salariés qui n’ont pas atteint cette durée,
- indexation des pensions sur les prix.
Les syndicats, à l’exception des jusqu’au jusqu’auboutistes de Sud-Rail, ont accepté d’entrer à partir de cette semaine dans le jeu normal des négociations, telles qu’elles se pratiquent dans toutes les démocraties dites apaisées. Mais alors, pourquoi faut-il en France en passer par des journées de grèves et des milliards perdus pour que l’on accepte de se parler ? Pourtant, ce n’est pas seulement le fait de Xavier Bertrand qui a fait la preuve sur ce dossier de beaucoup d’ouverture et de sens politique.
C’est d’abord par le fait que notre système syndical est totalement obsolète, que les syndicats officiels – qui sont les mêmes, figés depuis 1945 –ne représentent plus qu’une minorité des salariés (7% en moyenne) et qu’ils sont en plus poussés dans leurs retranchements par leur propre base militante et trotkyste !
Comment voulez-vous dans ces conditions parvenir à cette démocratie apaisée… Quand on voit comment l’Allemagne a réussi à intégrer et digérer le boulet que représentait la RDA, nous ferions bien de nous inspirer de leur culture du dialogue et de leur sens de l’intérêt national.