07.12.2007
Et revoilà la grève!
Et revoilà la grève !
L’information est presque passée inaperçue…vous comprenez, la terre entière avait les yeux rivés sur l’annonce par Bertrand Delanoë des « beautiful people » qu’il comptait présenter sur ces listes…autant dire un sacré non évènement…mais nous revoilà aux portes d’un nouveau mouvement de grève à la RATP qu’on nous annonce pour le 12 décembre mais aussi à la SNCF et à Air France, le 20 décembre soit, vous l’aurez compris au moment des départs en vacances…
Vous me direz, on était presque inquiets, cela faisait bien 15 jours que le syndicat CGT n’avait pas annoncé un mouvement de grève quelque part…
Et, comme il ne faut pas changer une équipe qui gagne, les tenants du mouvement de grève nous ressortent la fameuse réforme des régimes spéciaux de retraite pour justifier qu’ils vont de nouveau mettre l’Ile-de-France dans un joyeux capharnaüm, à quelques jours de Noël…tout bon gréviste vous le dirait : « s’il n’y a pas de gêne, il n’y a pas de plaisir ! »
Je finis par être ulcéré de l’attitude de cette minorité d’éternels insatisfaits... Au fond, telles les précieuses à la cour du Roi, ces messieurs boudent dès qu’on les contrarie un peu et brandissent de façon systématique la menace de la grève pour obtenir ce qu’ils désirent.
Le comique de répétition a ses limites et on finit un peu par se lasser !
A quand le jour béni où la RATP , la SNCF et Air France perdront leurs situations de monopole et où les Français pourront eux aussi manifester leur contrariété en…allant à la concurrence ?!
En attendant, prenons notre mal en patience et continuons à subir les exigences de quelques bastions de privilégiés qui abusent honteusement de leur pouvoir de nuisance !
08:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : grève, grèves, CGT, syndicats, gouvernement, sarkozy, Bertrand
26.11.2007
Fin de conflit dans les transports
Ce lundi matin, tous les transports en commun fonctionnent. Enfin !, me direz-vous, après les dix jours cauchemardesques qu’ont vécus les usagers des transports publics et aussi les automobilistes qui ont passé des heures coincés dans les bouchons.
La grève est finie et le gouvernement n’a pas reculé sur les principes essentiels de la réforme des régimes spéciaux :
- allongement de la durée de cotisation à 40 ans,
- mise en place d’une décote, c’est à dire d’un malus pour les salariés qui n’ont pas atteint cette durée,
- indexation des pensions sur les prix.
Les syndicats, à l’exception des jusqu’au jusqu’auboutistes de Sud-Rail, ont accepté d’entrer à partir de cette semaine dans le jeu normal des négociations, telles qu’elles se pratiquent dans toutes les démocraties dites apaisées. Mais alors, pourquoi faut-il en France en passer par des journées de grèves et des milliards perdus pour que l’on accepte de se parler ? Pourtant, ce n’est pas seulement le fait de Xavier Bertrand qui a fait la preuve sur ce dossier de beaucoup d’ouverture et de sens politique.
C’est d’abord par le fait que notre système syndical est totalement obsolète, que les syndicats officiels – qui sont les mêmes, figés depuis 1945 –ne représentent plus qu’une minorité des salariés (7% en moyenne) et qu’ils sont en plus poussés dans leurs retranchements par leur propre base militante et trotkyste !
Comment voulez-vous dans ces conditions parvenir à cette démocratie apaisée… Quand on voit comment l’Allemagne a réussi à intégrer et digérer le boulet que représentait la RDA, nous ferions bien de nous inspirer de leur culture du dialogue et de leur sens de l’intérêt national.
08:59 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : grèves, transports, gouvernement sarkozy, Xavier Bertrand
21.11.2007
Il est partout... Thorez
J’en parlais hier, mais je constate que Thorez est dans toutes nos mémoires!
Nicolas Sarkozy lui-même, lors de son discours prononcé au Congrès des Maires de France à Paris, a jugé utile de rappeler qu'il fallait "savoir terminer une grève lorsque s'ouvre le temps de la discussion". "Désormais l'esprit de négociation doit l'emporter sur l'esprit de confrontation", a-t-il déclaré, en défendant fermement son programme de réformes.
"On ne cédera pas et on ne reculera pas" a averti le président de la République. "La France a besoin de réformes pour relever les défis que le monde lui impose", a-t-il justifié, en affirmant que la réforme des régimes spéciaux de retraites n'était "pas une attaque contre les cheminots, les employés de la RATP, les électriciens ou les gaziers". "C'est une question d'équité dans la répartition de l'effort face à l'évolution de la démographie, à la vie qui se prolonge, au nombre des retraités qui augmente par rapport au nombre des actifs" a argué Nicolas Sarkozy.
Je dois vous avouer que j'éprouve une grande fierté lorsque j'entends du Président de la République Française un tel engagement! La France en avait grand besoin et, comme j'ai eu l'occasion de le rappeler hier après midi lors d'un ébat télévisé sur la chaîne parlementaire, laissons au Gouvernement le temps de mettre en place ses réformes!
17:39 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Thorez, sarkozy, grèves, gouvernement, syndicats, régimes spéciaux
20.11.2007
« Il faut savoir sortir d’une grève »
Ce n’est pas moi qui ai inventé cette formule, elle est de Maurice Thorez, le regretté secrétaire général du Parti Communiste Français, auteur également en 1949 de cette formule inoubliable : « Stalinien : nous redisons bien haut, comme il y a vingt ans déjà, notre fierté de ce titre d'honneur et de gloire que nous nous efforçons de mériter ! ». Les grévistes qui bloquent nos trains et nos métros depuis près d’une semaine feraient bien de méditer cet adage, celui sur la grève, pas celui sur Staline !
A partir du moment où les négociations sont ouvertes entre les syndicats, les entreprises et l’Etat, rien ne justifie que le mouvement de grève se prolonge une journée de plus. Sinon, l’on pourrait croire à une opération politique et chacun sait que le Gouvernement ne peut pas céder sur le principe de l’égalité des régimes de retraites.
17:11 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : grèves, service public, Parti Communiste
14.11.2007
Les nostalgiques de Mai 68 sont de retour !
Ils nous avaient manqué nos agitateurs en culotte courte. On s’étonnait de ne pas les avoir vu plus tôt (ça fait pourtant 1 mois que les cours ont commencé dans les universités…). Mais il suffisait d’attendre car revoilà, comme les feuilles mortes de l’automne, les UNEF et autres collectifs autoproclamés démocratiques qui sont solidaires, en lutte, anticapitalistes, anti-américains, anti-autonomie, anti-gouvernement… anti-tout, en somme…
Comme à l’habitude, on voit passer en boucle, via les journalistes qui rêvent de revivre un jour leur frisson de jeunesse de Mai 68, les mêmes revendications des mêmes étudiants des mêmes universités.
Alors, après le CPE en avril 2006, les revoilà avec un nouveau cheval de bataille : l’autonomie des universités.
De quoi s’agit-il exactement ?
Tout le monde sait que nos universités manquent de moyens et de souplesse dans leur gestion : imaginez aujourd’hui que pour pouvoir recruter un professeur, l’université de Perpignan doit attendre l’autorisation d’une instance paritaire qui se réunit tous les 3 mois, au ministère, à Paris….
Mieux encore, si une fondation, une entreprise ou vous même souhaitiez donner de l’argent pour soutenir une université, vous n’avez pas le droit de le faire…
Partout ailleurs dans le monde, les universités sont autonomes et libres de recruter qui elles veulent et d’accepter des financements extérieurs comme bon leur semble. Songez que le budget de la seule université de Harvard aux Etats-Unis correspond quasiment à ce que l’Etat français donne chaque année à l’ensemble des universités !
Alors, pour permettre aux universités françaises de rivaliser avec les autres universités du monde, nous avons voté une loi sur l’autonomie des universités au mois de juin. Cette loi permettra précisément aux universités de bénéficier des mêmes atouts que leurs concurrentes étrangères.
Ce texte ne parle ni de sélection à l’entrée de l’université, ni d’augmentation des droits d’inscription, ni d’entrée en Bourse des universités, pas plus que l’arrivée des fonds de pension américains dans le financement des universités…contrairement à ce qu’on a entendu ces derniers jours…
D’ailleurs, le discours de ces étudiants pourrait presque paraître touchant s’il était motivé par la seule naïveté. Mais peut-on encore parler de naïveté quand on voit que 10 étudiants prennent en otage une université entière, empêchant des milliers d’étudiants d’aller en cours ? Peut-on parler de naïveté quand on voit des étudiants s’enchaîner aux grilles de l’université pour empêcher les autres d’y entrer ?...
Car, ne nous y trompons pas, année après année, ce sont toujours les mêmes qu’on voit se plaindre du manque de moyens, du manque de considération de la société pour ses étudiants, du manque de dialogue… Ce sont les mêmes organisations de gauche et d’extrême gauche qui, pour faire monter la tension, racontent n’importe quoi aux étudiants sur les intentions du gouvernement.
On a d’ailleurs l’impression de les connaître par cœur ces jeunes gens, au visage poupin, qui, du haut de leurs 20 ans, nous donne des leçons sur la marche du Monde…dans toutes les émissions, sur tous les plateaux et dans tous les journaux…à croire d’ailleurs qu’ils passent plus de temps à parler aux journalistes, qu’à monter des barricades…
Décidément, Mai 68 est définitivement derrière nous!
09:19 Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : autonomie des universités, grèves


