24.08.2006

Le Chèque Transport : allons plus loin...

medium_cheque_transport.jpgDepuis plusieurs mois, les prix à la pompe s’enflamment. Et l'heure est venue d'éteindre les portes-monnaies des Français qui sont pratiquement carbonisés après avoir déjà subi la politique inflationniste et incendiaire du passage à l'euro. C'est donc tout à l'honneur du gouvernement de faire preuve d'inventivité et de proposer vraisemblablement dans les prochains jours un chèque transport qui pourrait venir compenser le coût des transports pour tous les Français qui n'ont pas d'autres choix pour aller travailler. Mais parle-t-on d'un remède, ou d'un palliatif ? Car la crise qui se profile pose avant tout une question -qui n'est plus toute jeune, mais qui n'est toujours pas réglée - celle de l'indépendance énergétique de la France. Depuis plus de 30 ans, nous savons que nous sommes à la merci d'un embrasement des prix du baril. Et le prix de ce dernier pourrait très bien poursuivre sa hausse fulgurante.

Dans ces conditions, offrir un chèque qui réduit l'effort des Français est bien sûr salutaire pour notre pouvoir d'achat. Mais il faut avoir le courage de régler le problème en profondeur... il faut aller plus loin.

Je pense notamment à deux directions qui mériteraient d'être suivies. D'une part poursuivre notre effort en matière de véhicules propres. Au Plessis-Robinson, nous venons de faire l’acquisition de véhicules qui roulent au GNV (Gaz Naturel pour Véhicule). Mais le marché des véhicules propres reste encore beaucoup trop confidentiel, beaucoup trop peu connu des Français. D'autre part, la France doit avoir le courage de lever le tabou du nucléaire et de repartir dans une phase nouvelle de développement nucléaire propre et permettant un recyclage aisé des déchets. Il y aura bien sûr quelques bateaux écologistes ou quelques manifestations idéologiques de faucheurs transgéniques... Mais au bout du compte nous aurons peut-être commencé à résoudre un problème fondamental qui pèse à la fois sur le pouvoir d'achat des ménages Français mais aussi sur la liberté de la France à l'échelle internationale, tant sur le plan économique que diplomatique.