jeudi, 09 octobre 2008

« L’épuration sociale » ?

Dans une dépêche AFP du 4 octobre dernier, intitulée : « Banlieue: certaines rénovations ont tourné à "l'épuration sociale" certaines associations n'ont pas hésité à citer en exemple notre ville du Plessis-Robinson ?!

 

 

 

 

Vous comprendrez alors mon étonnement, pour ne pas dire mon mécontentement, face à l’emploi d’une telle expression, si violente et surtout totalement déconnectée de la réalité !

 

D’abord, ces associations connaissent manifestement mal leurs dossiers puisqu’elles confondent des opérations qui n’ont rien à voir entre elles et citent le Plessis pour parler d’opérations ANRU alors que le Plessis n’a jamais bénéficié de ce dispositif. En revanche, il est vrai que, en tant que  rapporteur de ce projet de loi, je suis bien placé pour en parler…

 

L’ANRU est au contraire un formidable projet en faveur des quartiers et de la mixité sociale. Que de telles associations se prononcent contre la démolition de citées fortement dégradées est bien la preuve qu’elles font passer l’idéologie au dessus des conditions de vie des familles qui attendent légitimement le changement.

 

Mais puisque Le Plessis-Robinson a été cité, rappelons simplement quelques chiffres éloquents : 

 

·       en 1989, Le Plessis-Robinson comptait plus de 5000 logements HLM, c’est-à-dire 75% du parc des logements du Plessis-Robinson.

 

·       aujourd’hui, la ville compte toujours plus de 5000 logements HLM, et vient même d’en reconstruire encore 250 dans le cadre de l’opération « Cité-Jardins », dont une résidence sociale Versini en faveur des plus défavorisés.

 

Cela signifie que la Ville du Plessis-Robinson a restauré, embelli et agrandi un patrimoine social qui risquait de disparaître à cause de décennies d’immobilisme.

 

En 20 ans, grâce aux investissements du Conseil Général des Hauts-de-Seine et de l’OPDH92, les quelques 4000 logements de cet office départemental ont tous fait l’objet de Gros travaux de réhabilitations et/ou de grosses réparations, voire de démolition reconstruction pour plusieurs centaines d’entre eux.

 

 Dépêche AFP:

 

Banlieue: certaines rénovations ont tourné à "l'épuration sociale", selon des associations

 

NANTERRE (AFP) — Des associations présentes au Forum social des quartiers populaires, ce week-end à Nanterre, n'hésitent pas à parler "d'épuration sociale" pour dénoncer des opérations de rénovation urbaine conduites, selon elles, au détriment des banlieusards les plus pauvres.

 

Si la loi sur la cohésion sociale de 2003 mettait en avant le désir de parvenir à une "mixité sociale" dans les banlieues, certaines associations présentes au forum qui s'est ouvert vendredi pour trois jours, assurent que des opérations menées par l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) ont entraîné, notamment à travers les démolitions de logements sociaux, une relégation supplémentaire des plus défavorisés.

 

"Les démolitions ont été particulièrement nombreuses et effectuées sans aucune concertation avec les habitants concernés, souvent les plus pauvres des quartiers pour qui le processus est d'une extrême violence", dit à l'AFP Kaissa Titous, de la coordination anti-démolition des quartiers populaires.

 

"Les pouvoirs publics ne veulent pas écouter les habitants surtout s'ils revendiquent un droit de regard sur les projets et sur leur gestion financière, questionnant notamment le fait que des bureaux d'études s'engraissent au passage", assure Abdenour Tataï, de l'association Justice pour le Petit-Bard, de Montpellier.

 

Parlant de "plans autoritaires", Nabil Koskossi, de droit-de-cité Sarcelles, affirme que, "incapables de trouver une réponse au chômage massif et à l'appauvrissement dans les cités, des élus locaux de tous bords soutenus par le gouvernement déplacent, parfois expulsent, une partie des habitants les plus pauvres au profit de familles de classes moyennes ayant un profil fiscal plus avantageux".

 

"Cette épuration sociale aboutit à une relégation supplémentaire car les familles relogées le sont dans des conditions médiocres dans des immeubles loin des centres des villes et parfois voués à la démolition", renchérit Mme Titous.

 

Dans un communiqué, la ministre du Logement, Christine Boutin, a vivement réagi à ces propos, se disant "très choquée" notamment par l'expression "épuration sociale".

 

"Le programme national de rénovation urbaine institué par la loi du 1er août 2003 (...) prévoit un effort national sans précédent de transformation des quartiers fragiles classés en Zones Urbaines Sensibles (ZUS) ou présentant les mêmes difficultés socio-économiques", a affirmé la ministre. Elle rappelle qu'"à l'horizon 2013, 530 quartiers seront rénovés améliorant le cadre de vie de près de 4 millions d'habitants".

 

De leur côté, les associations soulignent qu'après les démolitions, le plus souvent on reconstruit des logements dont les loyers sont plus chers et ne sont pas accessibles aux familles délogées, pas plus que les programmes d'accession à la propriété.

 

Elles critiquent violemment les projets menés par exemple au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) ou aux Mureaux (Yvelines) mais se réjouissent d'être parvenues à arrêter certaines démolitions notamment à la faveur d'un changement de majorité municipale comme à Argenteuil (Joliot-Curie et Mondor, Val-d'Oise) ou à Poissy (La Coudraie, Yvelines).

 

 

 

jeudi, 18 octobre 2007

L'élu local Magazine

394164cc1cc2dd5e75961f34b495339c.jpgL'élu local magazine a bien voulu m'interviewer. Parmi les thèmes abordés, l'architecture, l'urbanisme, les banlieues, la rénovation urbaine, la mixité sociale ou encore la question du "Grand Paris".

Toutes celles et tous ceux que ces pages pourraient intéresser les trouveront ci-jointes.élu local magazine.pdfélu local magazine 2.pdf

mardi, 16 octobre 2007

Le Ministre de la Défense à Percy

a6618988c2db055b7647844d508d8668.jpgJ’avais, hier matin, le plaisir de recevoir dans notre circonscription, le Ministre de la Défense, Hervé MORIN, venu visiter les services de l’Hôpital Percy à Clamart. Aux côtés de Roger Karoutchi, Secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, qui avait également fait le déplacement et de Jean-Didier BERGER, notre candidat pour Clamart, nous avons visité l’ensemble des installations qui font la renommée de ce complexe des armées qui accueille également de très nombreux civils.

cdcc19af593a77617359bf6d1822f87f.jpgCette rencontre avec le Ministre m’a permis de lui faire part des préoccupations que certains d’entre vous m’avaient fait remonter à diverses occasions. Sachez qu’Hervé MORIN a bien entendu les messages que je lui ai fait passer. Il m’a même assuré qu’une grande parti des problèmes que j’ai eu l’occasion de soulever allaient très prochainement faire l’objet de travaux à l’Assemblée Nationale, notamment en ce qui concerne les questions de statut.

239ce14a263114484baef0c220d99c77.jpgPour ceux qui souhaitent connaître le détail de cette visite qui nous a permis d’apprécier l’expertise de cet établissement et des agents qui y travaillent, je vous recommande la lecture de l’article paru aujourd’hui dans le Parisien.le Parisien 16 10 07.pdf

jeudi, 04 octobre 2007

La résolution du problème du logement étudiant selon "Libé"

On dit souvent que la France est le pays qui accueille le plus mal les étudiants étrangers, et notamment qui les loge le plus mal.

 

C’était sans connaître réellement la réalité du logement étudiant à l’étranger…

 

On connaissait les tarifs exorbitants pratiqués dans certaines capitales européennes qui imposent aux étudiants de vivre à 4 dans des appartements faits pour 3 personnes.

Et bien, on a maintenant un modèle absolu à ne pas suivre : celui de la ville d’Amsterdam, qui a trouvé une solution assez originale pour loger les étudiants…

 

Un article du journal « Libération », dont on ne me soupçonnera pas d’être un inconditionnel, se gargarise aujourd’hui de l’extraordinaire trouvaille de cette ville (que l’on connaissait déjà pour être un supermarché de drogues à ciel ouvert) pour résoudre la crise du logement étudiant :

LES LOGER DANS DES CONTAINERS…

 

 

Photos à l’appui, le journaliste -qui ne manque quand même pas d’air- nous explique à quel point ce concept est avant-gardiste et apprécié des étudiants…

 

 

 

J'ignore où ce journaliste est allé mené son sondage (si c'est c'est à la sortie d'un coffee-shop d'Amsterdam, cela n'a rien d'étonnant..) mais moi, je ne connais pas un seul étudiant qui déborde d'enthousiasme à l'idée de vivre sur un quai dans un container !

 

 

 

Avouez quand même qu’on marche sur la tête….Ce sont ces mêmes journalistes qui nous reprochent à longueur de journée de ne rien faire pour le logement des étudiants (alors même que nous avons construit et rénové, depuis 2002, plus 20 000 logements à loyer modéré pour les étudiants) et qui, aujourd’hui, nous montrent, avec force détail, à quel point ce concept est la solution à tous nos maux….

 

Alors chers étudiants, si vous aussi vous voulez être épanouis comme vos collègues hollandais, et être "avant-gardistes", vous savez ce qu’il vous reste à faire : demander au gouvernement de vous loger dans des containers !

mardi, 26 juin 2007

L'accession sociale par Le Monde

medium_article_du_Monde_du_24_juin_2007.jpgComme vous le savez, Nicolas SARKOZY a désigné le Plessis-Robinson Ville-Pilote en matière d'accession à la propriété des logements sociaux. Nous en sommes déjà à la deuxième vague et je peux vous dire que les heureux propriétaires ne regrettent pas d'avoir franchi le pas.

Le Quotidien Le Monde consacre tout un article à ce projet.article_du_Monde_du_24_juin_2007.pdf Bien sûr, certains oublient vite qu'il s'agit d'un projet juste et préfèrent y voir un amoindrissement du patrimoine social. Mais il n'en est rien puisqu'en plus des 3000 logements sociaux construits chaque année dans les Hauts-de-Seine, l'argent des ventes permettra de reconstruire chaque logement vendu au 1 pour 1. Par ailleurs, la vente aux occupants en titre garantit le caractère social de l'opération.

Alors, je le dis, et je le répète : c'est une mesure juste. Juste parce qu'elle permet à nos concitoyens les plus modestes de devenir propriétaires et de réaliser leur rêve. Juste parce qu'elle leur permet de se constituer un patrimoine. Juste parce qu'elle leur permet de gagner à terme du pouvoir d'achat à la fin des remboursements. Juste parce qu'elle leur permet de laisser un héritage à leurs enfants. Juste parce qu'elle se fait dans des conditions de prix et de prêts très avantageuses. Bref, c'est une politique à développer partout où cela est possible.

 C'est un outil formidable de mixité et de justice sociale.

Nous avons dans notre pays un retard considérable sur les autres pays d'Europe et du monde Occidental.

Pour toutes ces raisons,